Zine El Abidine El Amine Frêle mélancolie
Par Mostafa CHEBBAK
Qui ne se souvient pas de cette première entrevue, soudaine et impromptue, avec le plasticien Zine El Abidine El Amine : son allure calme et avenante, sa courtoisie évidente et attachante et, surtout, sa voix câline qui semble caresser la langue. De caresse, justement, ses œuvres en portent l’indélébile trace. « Pour ne pas heurter le regard ! », diront, un peu hâtivement et à tort, les plus pressés. Patience. On verra que cela n’est ni simple, ni aisé.
Je me suis toujours dit, dès mes contacts préliminaires avec les travaux de Zine El Abidine, que l’écriture picturale de celui-ci me fait particulièrement penser. En ce sens que telle ou telle composition, telle ou telle tonalité chromatique me donne à penser et, par là même, ne me laisse jamais indifférent. Non pas que je reçoive le travail plastique de Zine El Abidine El Amine comme un signal qui déclencherait en moi une série d’associations et de projections. La réception esthétique serait alors d’un pavlovisme particulièrement primaire et aliénant. Mais bien parce que la puissance imaginale qu’il y a dans le style châtié de Zine « pense » par elle-même, ouvre ce que Merleau-Ponty nommait si pertinemment des « rayons de monde ».
Buzz et marketing virale